Témoignage de Julie

J’ai accouché le 1er Juillet dans une super clinique : pro allaitement (c’était très important pour moi), très zen, très peu portée sur les gestes médicaux… Ma préparation à l’accouchement a même comporté de l’haptonomie ce que j’ai trouvé génial.
Mon accouchement n’a pas été un accouchement parfait. Moi qui rêvais d’un accouchement le plus naturel possible, je me suis retrouvée avec une césarienne, après que les sages-femmes aient tout fait pour que j’accouche par voie basse. J’étais tellement contente de moi, j’avais tenue jusqu’à presque une dilatation complète pour avoir la péridurale. Malheureusement ma puce n’était pas décidée à sortir et après plusieurs heures infructueuses, on a fini par passer au bloc. Dans mon malheur, j’ai eu beaucoup de chance car j’ai pu retrouver ma puce de suite après (20min) en salle de naissance, qui faisait du peau à peau avec son papa. Nous avons fait une tétée d’accueil une heure après sa sortie. Bref, un merveilleux moment. Mon accouchement a vraiment été l’instant le plus intense de ma vie.

J’ai tout de suite été remplie d’un amour inconditionnel. Réellement. Je sais que parfois il faut un peu de temps pour découvrir ce bébé qui est un étranger d’une certaine façon mais personnellement j’avais l’impression de la connaître. Elle a quitté mon ventre pour mes bras et je la reconnaissais là… Les premiers jours ont été fusionnels. Elle n’a pas quitté mon lit ni mes bras. Ou très peu. Malheureusement, je pouvais peu me déplacer et mon mari a été d’une grande aide, heureusement. Mais la césarienne est restée une grande claque malgré tout… L’allaitement s’est mis en place assez rapidement je n’ai pas eu de soucis particulier au départ. Bref j’étais comblée.
Nous sommes sorties cinq jours après l’accouchement et j’avoue que j’en avais assez, je voulais rentrer chez moi. Mon mari a pu dormir avec nous mais quand il nous quittait pour quelques heures j’avais des moments de mélancolie à me dire : « Mais que faisons-nous ici ma fille et moi, alors que l’on serait mieux chez nous ? »
Le dernier soir avec la chute des hormones, je n’arrêtais pas de pleurer de bonheur car ma fille était sans nul doute la plus merveilleuse histoire de ma vie, de tristesse de ne pouvoir la soulever dans mes bras, la bercer, la baigner… De raz-le-bol de ce milieu hospitalier. Quand je suis arrivée à la maison tout m’a submergée d’un coup, je m’en souviens bien. J’avais envie de pleurer encore..

Au début j’étais épuisée par les traitements, la douleur et l’allaitement. Heureusement que j’avais mon mari à mes côtés. J’étais comblée du bonheur d’avoir mon bébé mais il était difficile de me mouvoir comme je le voulais. J’ai eu de grosses douleurs encore quinze jours après l’accouchement. Puis il y avait les infirmières, les soins… Nous avons créé une routine tous les trois. Je ne quittais pas ma fille, j’en étais folle amoureuse… Petit à petit les douleurs ont disparu et nous avons commencé à sortir. Nous avons très vite bougé avec elle : restaurants, amis, montagne… Depuis qu’elle est là nous n’avons jamais eu l’impression de nous priver de quoi que ce soit. Doucement, j’ai commencé à la porter, à la garder contre moi (au début le moindre contact pouvait être douloureux mais souvent je serrais les dents).

L’allaitement se poursuivait à merveille, ma fille prenait bien du poids, elle grandissait à merveille (elle explosait les courbes). Dès sa naissance elle a tout de suite été un bébé cool, pleurant très peu, parlant beaucoup, très éveillée, elle a fait le bonheur des sages-femmes et bien évidement de ses parents. Au fil des semaines en grandissant, elle a continué sur ce chemin. La nuit nous dormons en cododo ce qui facilite grandement l’allaitement. Du coup quand j’ai récupéré ma forme, je ne me suis pas sentie fatiguée, ce qui est toujours le cas à présent. Il faut aussi savoir que les mamans allaitantes produisent toujours de l’ocytocine qui permet de ne jamais passer en sommeil paradoxal mais de ne faire que du sommeil lourd, donc la récupération est meilleure. Je n’ai quasiment jamais fait de sieste depuis la naissance. Elle se réveille environ deux fois par nuit environ, sans pleurer, je l’entends bouger, et hop une tétée d’une quinzaine de minutes et tout le monde se rendort.

Nous sommes personnellement très axés éducation bienveillante… Nous pratiquons le portage, bébé n’est jamais seul et très souvent contre nous. Nous sommes persuadés qu’en lui donnant le confort et la sécurité qu’elle désire nous en ferons une enfant zen et autonome rapidement. Pour le moment cela a fait ses preuves : elle dort n’importe où, n’importe comment, pleure très peu et chaque personne que nous rencontrons nous dit que c’est un bébé très zen. Cela nous réchauffe le cœur,  nous avons l’impression de faire comme il faut. Pour nous, chaque parent étant différent et chaque enfant épanoui différemment.

Quand mon mari a repris le boulot, j’ai fait de nombreuses balades en écharpe de portage et j’ai commencé les activités avec elle : ateliers massages, ateliers d’éveil bébé, yoga maman-bébé, ateliers signes… J’adore partager tous ces moments avec elle. Depuis c’est très souvent ça : je passe énormément de temps avec elle, à l’éveiller, la faire jouer, lui raconter des histoires, la dorloter, je regarde des films, lit des livres, me balade avec mon bébé toujours à mes côtés. Peu de choses ont changé depuis ma récupération si ce n’est qu’elle n’a de cesse de grandir, de s’éveiller et de m’émerveiller. J’ai visiblement l’air épanouie et je l’ai jamais autant été. J’ai la chance de pouvoir passer du temps avec elle pendant les prochains mois à venir sans avoir à reprendre une activité je compte donc bien en profiter !

Julie