Témoignage de Liereau

J’ai toujours eu plein d’histoires à raconter mais je n’ai jamais su écrire… Alors vous ne trouverez pas dans ce témoignage un joli discours ou de belles phrases… Juste une toute petite part de moi (enfin pas si petite et c’est bien le problème !).
Une petite présentation s’impose peut être. Mon âge : 30 ans (pour encore quelques semaines), ma taille : 1m60 sur la carte d’identité (en vrai je fais qu’1m58). Mon poids : à déterminer.
Pour la faire simple, je n’ai jamais été un top-modèle, j’étais plutôt du genre FLOP MODÈLE, sans jamais avoir été grosse, j’ai toujours été depuis l’adolescence d’embonpoint.
Après une pseudo dépression, j’ai atteint le poids record de 55kg et j’étais trop fan de moi. Presque tout m’allait et mes cuisses ne se touchaient plus… Et oui ça a toujours été un objectif pour moi, franchement l’été c’est quand même plus agréable quand la transpiration ne colle pas tes cuisses entre elles.
Suite à cela en deux ans j’ai repris mon poids de base et je ne sais pas trop ce qu’était mon poids (parce que je me pesais jamais) mais je ne re rentrais plus dans certains pantalons.

J’ai rencontré mon amoureux qui m’a aimé comme je suis (d’ailleurs je crois qu’il m’aime encore) et quelque temps plus tard on a décidé de faire un bébé.
Un mois après l’arrêt de la contraception je suis tombée enceinte et à partir de ce moment-là, je n’ai eu qu’une angoisse, celle de prendre beaucoup de poids… Ma mère a pris 28kg environ pour chacune de ses grossesses, ma soeur un peu plus de 15kg pour son premier mais surtout elle n’avait rien perdu après son accouchement et elle avait encore pris.
Donc hors de question pour moi de me jeter sur la nourriture.
Et là, le miracle s’est produit sans que je ne fasse attention plus que ça. À moins que manger des pâtes à tous les repas fasse parti d’un régime miracle que je ne connais pas encore, je n’ai presque pas pris de poids, 6,5kg en tout maximum. Peut-être que les quatre mois de nausées m’ont un peu aidée. Je me suis trouvée hyper bien dans mon corps et j’ai même regretter de ne pas avoir plus investi dans des habits de grossesse.
En tout cas j’étais plutôt contente et sereine.
Mais grosse erreur… J’ai perdu très peu de poids à l’accouchement :  3,5kg (avec un bébé de 2,280kg).
J’ai quand même assez vite dégonflé, quinze jours après j’ai remis un jean et un short.

Mais après ça c’est gâté, j’ai mis du temps à perdre les derniers kilos. Et je n’ai pu remettre ni mes jeans, ni mes hauts (j’ai gardé ma poitrine de grossesse, je suis passée d’un bonnet B à un D), ni mes robes, ni mes shorts.
Et tout le monde me disait de ne pas m’inquiéter car il faut du temps et que ça allait revenir. Je suis bien d’accord avec ça mais seulement quand on a pris beaucoup de poids. Mais quand on a presque rien à perdre, je trouve cela très dur de ne pas pouvoir remettre ses habits.
Cinq mois après mon accouchement, j’avais toujours 2kg à perdre. Allez on y croit, je pensais les perdre avec la reprise du travail. Et bien, non, pas du tout.
Alors j’ai commencé la rééducation abdominale et là miracle, j’ai commencé à perdre du poids ! Mais pas les cm de mon tour de ventre ni de mes cuisses. J’ai perdu mon dernier kilo en février c’est-à-dire dix mois après la naissance de mon petit pois.
Yes ! J’y suis arrivée avant ses 1 ans ! Sauf que même en ayant perdu tous les kilos et bien je ne rentre toujours plus dans mes habits. Pour les hauts, je pense que je vais devoir tout changer parce que ma poitrine n’a plus l’air de vouloir bouger. Pour les bas, et bien je suis désespérée, si ce n’était qu’au niveau du bassin que ça coinçait je dirai que c’est la grossesse qui m’a élargie, mais là ce sont mes cuisses qui ne veulent absolument plus rentrer dans mes pantalons.
Je pense à me remettre au sport (je fais déjà de la zumba mais il paraît que c’est pas vraiment du sport…). Il faudrait que je me motive et que je trouve un programme adapté parce que seule je n’arrive pas à me motiver et dans le même temps payer pour que l’on me suive je n’arrive pas à m’y résoudre.
En fait mon plus gros problème c’est ma volonté, j’ai envie de m’y mettre mais je me trouve toujours de bonnes excuses, comme mon petit pois à s’occuper (j’avoue que j’adore faire des roulades avec lui sur son tapis). Les jours où je commence tôt, je me sens trop fatiguée les après-midis, les jours où je commence tard, je dois préparer les affaires de mon petit pois et étant une grosse dormeuse, je n’arrive pas à me résoudre à me lever avant lui.
En gros je m’aime encore moins qu’avant. Mais je ne parviens pas à faire autrement pour le moment.

Liereau