Témoignage de Camille

Je suis Camille, j’ai 24 ans. Je suis la jeune maman de Paul qui est né début décembre 2017. Je suis infirmière dans un service d’accueil des urgences. Ma vie femme est donc bien remplie.
Depuis mon adolescence, mon poids est un peu un sujet tabou. Je ne faisais pas vraiment de régime, mais je surveillais mon alimentation, car j’avais tendance à prendre du poids facilement.
J’ai rencontré mon conjoint en juin 2013. Dans le but de me plaire et de lui plaire, je commence à faire davantage attention à ma ligne. J’essaye de manger sainement, et d’avoir une activité physique. Je faisais à cette époque environ 65kg. Mes études d’infirmières débutèrent et le stress qu’engendre cette formation arriva. Quand ça ne va pas bien, je me réfugie dans le grignotage sans vraiment avoir faim. Résultat sur la balance, après trois ans d’études intenses, j’ai pris 7kg. Pour fêter mon diplôme, je pars un mois en voyage humanitaire en Afrique avant de me lancer dans la vie active.
Au retour, ma balance m’affiche 67kg, j’ai perdu du poids, je me sens bien, je me sens belle !
Septembre 2016, mois de grand changement. Je suis embauchée dans un grand hôpital parisien aux urgences, et j’emménage avec mon conjoint. J’ai donc laissé ma « copine » la balance chez mes parents. Tout comme durant mes études, ma vie professionnelle me fait prendre du poids, à cause du stress, des repas sautés, du grignotage avec mes collègues, des sandwichs achetés à la va-vite …

Mars 2017, avec mon conjoint, nous envisageons de fonder notre propre famille. Bébé s’installe de suite au creux de mon ventre. Premier rendez-vous chez le gynécologue = pesée. Je fais 74kg et je me trouve déjà grosse et pas à l’aise dans mes baskets.

Les mois de grossesses défilent et je prends du poids progressivement. À mon sixième mois, j’ai pris 6kg au total, jusque là ça va. Mais mon travail devenant fatigant physiquement et moralement, mon gynécologue décide de me mettre en arrêt. D’autant plus que bébé ne grossissait pas assez. Me voilà au repos forcé pendant deux longs mois où j’ai pris 6-7kg. Peu m’importait, mon ventre s’arrondissait et je me trouvais belle enceinte, mon conjoint aussi d’ailleurs. Les sensations que la grossesse me procurait étaient magiques. Tout le monde était bienveillant, heureux, me félicitait car la grossesse m’allait à ravir.

Or le dernier mois de ma grossesse était le plus dur. Normal, me diriez-vous. Mais la balance affiche 88kg au dernier rendez-vous. Vous auriez vu ma tête, j’ai eu un coup au moral. Et c’était loin d’être fini, les oedèmes et les vergetures se sont invités à la partie, malgré les crèmes « miracle » anti vergetures.
N’ayant pas de balance, je n’ai jamais su combien je pesais le jour de mon accouchement.

Aujourd’hui, me voilà à trois mois et demi post-partum, et mon corps d’avant me manque. Je me sens ridicule de l’avoir tant détesté car il était pourtant si bien. J’ai franchi le pas d’aller acheter de nouveaux vêtements, car à part ceux de ma grossesse plus rien ne m’allait. Et moralement je commençais à déprimer lorsque je m’habillais en « femme enceinte » alors que je ne l’étais plus.
Il n’y a pas si longtemps j’ai été confronté à la « pesée », chez ma sage femme pour le rendez-vous post-partum, je lui ai expliqué que je ne souhaitais pas savoir quel poids je faisais. D’ailleurs, je n’en avais aucune idée, jusqu’à ce que la balance se présente à moi peu de temps après. J’ai franchi le pas. C’est une balance à aiguille. Je suis montée dessus, l’aiguille vacille et s’arrête sur 90kg… Coup de massue, mais j’encaisse et je veux rebondir. J’attends donc « patiemment » la reprise de mon travail pour me bouger et surtout recommencer une activité physique à la fin de ma rééducation. Ah oui et qui dit reprise du travail dit blouse d’infirmière, j’ai du changer de taille bien évidemment…

Je m’attelle dès maintenant à un rééquilibrage alimentaire avec Weight Watchers. Pour moi ce n’est pas un régime car je peux manger de tout. Oui oui de tout, mais en petite quantité. Et après le feu vert de ma kinésithérapeute, je me ré-inscrirai dans une salle de sport pour d’une m’affiner, me muscler mais aussi me vider la tête.
En ce moment même, j’accepte mes vergetures, même si au début, elles et moi, on étaient pas super copines. Ces marques font de moi une maman heureuse et fière de son petit garçon.
En ce qui concerne mon poids, c’est une autre histoire, je n’accepte pas ce gros bourrelet que je tente de cacher par plusieurs stratagèmes. Je supporte pas mon reflet dans le miroir, il m’arrive même parfois d’avoir honte de moi lorsque je me balade aux côtés de mon conjoint. Pourtant, il n’arrête pas de me dire que je suis plus belle depuis que je suis maman, mais il comprend aussi mon mal-être.

Bref, je veux perdre ses kilos en trop : pour me sentir à nouveau belle et à l’aise, mais avec mon corps de maman cette fois-ci ! Je sais que le chemin sera long, très long même ! Alors voilà, j’ai minimum 15kg à perdre, plus si affinité.

Camille

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