Témoignage d’Amandine

Je ne m’étais jamais posée la question  : « Est-ce que je veux savoir le sexe de mon enfant ? ». Il était évident que oui. Moi, grande impatiente, très prévoyante, organisée à souhait. D’ailleurs, la question avec le papa n’avait jamais été évoquée non plus.

Quelques jours après la confirmation de ma grossesse, il a évoqué son souhait d’attendre la naissance pour connaître le sexe. J’ai cru d’abord à une blague. J’ai laissé passer quelques jours, me disant que cette idée saugrenue lui passerait quand il se rendrait compte que neuf mois, c’est inteeeeeeerminable. Cette idée ne l’a jamais lâché. J’ai vu à quel point c’était important pour lui. J’ai décidé de jouer le jeu, tellement je voyais que ça lui tenait à coeur.

Se passe la première échographie, comme la plupart des gynécologues, ils ne font plus vraiment de pronostics, on s’en fiche, on voit que notre bébé va parfaitement bien, notre coeur papillonne devant ce petit être.
Nous attendons patiemment la deuxième échographie. J’espère secrètement au fond de moi que chéri craquera au dernier moment mais le premier sujet qu’il évoque est « notre » souhait de ne pas savoir le sexe. Ascenseur émotionnel autant vous dire. Le gynécologue félicite notre démarche. De nos jours, très peu de parents s’aventurent dans la grande inconnue.
Notre famille, nos amis et proches nous ont tous demandé naturellement si le bébé était une fille ou un garçon. Question à laquelle nous avons répondu que nous ne voulions pas savoir donc nous n’avions pas demandé. Très peu y ont cru, pour eux, on savait mais nous ne voulions pas le dire.

À partir du cinquième mois, passée cette deuxième échographie, j’arrivais pleinement à me projeter avec mon bébé, que ce soit fille ou garçon. À ce stade, j’avais le pressentiment d’attendre un petit garçon. Nous avions choisi deux prénoms.

J’ai commencé à faire les boutiques pour préparer son arrivée. Je n’ai absolument pas peiné à trouver une garde robe mixte. La plupart des enseignes proposent ces layettes parfaitement neutres. Et je vous avoue que je trouvais ça magnifique ces petits ensembles blancs, écrus ou beiges.
Quelques semaines avant la date présumée de mon accouchement, pour diverses raisons, ma gynécologue nous donne la date de ma césarienne programmée. Je savais donc pertinemment qu’à cette date, bébé serait dans mes bras. À ce stade, j’ai réalisé cette chance de ne pas savoir le sexe. Je connaissais la date mais ne pas savoir le sexe rajouterait forcément beaucoup de magie à cette journée.

Le jour venu, c’est complètement sereine que je descends au bloc. Nous avions fait le choix de ne pas communiquer la date de césarienne à nos proches pour rester dans notre petite bulle. Je ne pourrai jamais parfaitement décrire cette sensation lorsque l’on vous dit que bébé est là, vous entendez ses premiers cris. Vous oubliez presque l’essentiel dans tout ça.
Le 26 juillet 2017, à 14h31, notre petit Raphaël est né. Comme une évidence.
Je ne remercierai jamais assez le papa, grâce à qui j’ai eu la plus belle surprise de ma vie.

Amandine

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