Témoignage d’Aurore

Avoir un enfant était pour moi une décision à prendre à deux. En aucun cas, j’aurai choisi seule. Mon mari a toujours été prêt à devenir père avant moi et il ne m’a pourtant jamais bousculé. Nous avons pris le temps de profiter à deux, de voyager, de faire la fête et le jour venu nous nous sommes lancés ensemble dans cette belle aventure.

L’annonce et le temps de la grossesse sont deux moments qui étaient très importants pour moi. En tant que femme, nous avons la chance de pouvoir porter, sentir et communiquer avec notre bébé. Nous sommes remplies d’émotions, de nouvelles sensations, nous découvrons notre corps qui se transforme de jours en jours. Pour le papa, c’est un peu plus compliqué.

Tout au long de ma grossesse, j’ai fait en sorte que le futur papa soit toujours impliqué. Il était hors de question de le laisser de côté. Nous avons choisi les meubles, les premiers vêtements, le prénom ensemble. Nous avons fait chaque examen médical, chaque échographie, chaque visite à l’hôpital ensemble. Il m’a aidée moralement et physiquement, ce fut sans nul doute mon plus grand soutien lors de cette grossesse qui n’a pas été toute rose.
Mon mari est revenu travailler à la maison à partir de la fin de mon cinquième mois de grossesse (l’avantage d’avoir un métier qui le permet). Nous pouvions ainsi tout partager et j’ai eu beaucoup de chance de l’avoir à mes côtés.

Ma grossesse s’est compliquée au début du sixième mois de grossesse, j’étais en Menace d’Accouchement Prématuré. C’est lui qui a pris soin de moi et de notre fils ; c’est encore lui qui a insisté pour que l’on aille à l’hôpital lorsque je sentais mon bébé bouger trop bas dans mon ventre. C’est lui qui me soutenait lorsque mes ligaments me torturaient et que je ne pouvais plus me relever ou m’allonger. C’est encore lui qui est resté à mes côtés lorsque j’ai été hospitalisé à 33 SA, lui qui était là lorsque l’on me posait le cathéter et que l’on m’injectait le produit pour faire maturer les poumons de notre bébé.

Il me connaît par cœur. Il a su me faire rire quand le moral n’était pas au beau fixe. Il a toujours su prendre les « mauvaises » nouvelles du bon côté et ne jamais dramatiser la situation. Il était le plus heureux lorsque je l’ai appelé pour lui dire que j’avais fissuré ma poche des eaux. Là encore, il a été le meilleur soutien au monde lorsqu’on m’a annoncé que je n’aurai pas le temps pour la péridurale. Il a même pensé à me souffler au creux de l’oreille un : « joyeux deux ans de mariage mon amour » lorsque notre Petit-Tilleul est venu au monde.

Il a toujours été question de « nous » pour ce petit être que nous désirions tant. Une grossesse ça se décide et se vit à deux. Nous passons de deux à trois et il me semblait important d’avoir une base solide. Le couple est mis à rude épreuve dans cette belle étape et il ne faut rien laisser au hasard. Il faut prendre le temps de se parler, de s’écouter et surtout de ne pas s’oublier en tant que femme, homme et couple.
Cette grossesse n’a fait que renforcer tout cet amour. Il a été ma force, mon pilier et mon sourire pendant tous ces mois. Il a su trouver les mots pour me réconforter lorsque les mauvaises nouvelles s’enchaînaient, il a su sécher mes larmes et me redonner espoir. Il a toujours été optimiste, c’est dans sa nature, et je n’aurai pas pu espérer mieux de lui.

Quoi de plus beau que ces preuves pour accueillir ce petit être, fruit de notre amour ?

Aurore

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