Témoignage d’Aurélie

Tout débute en janvier 2016, nous sommes en vacances à la Plagne pour une semaine à la neige et c’est ce moment qu’a choisi mon conjoint pour m’écrire un joli texte, s’agenouiller devant moi et me faire cette demande d’avoir un bébé après quatre ans de vie commune. J’accepte bien évidemment tout en versant quelques larmes de bonheur.
Cela fait six mois que nous faisons des essais bébé mais je fais une telle fixette chaque mois sur l’arrivée de mes règles que je suis complètement déréglée et surtout pas enceinte. Puis arrive le mois de juillet où nous partons en vacances en Vendée aux Sables d’Olonne nous profitons, oublions quelques instants l’essai bébé, pas de stress, tout va bien. Puis nous rentrons à la maison et début août, trois jours de retard. Non, non, pas d’inquiétude, mon corps me joue encore un tour comme les mois précédents… Puis mal aux seins et au ventre, symptômes de règles qui vont arriver mais symptômes inhabituels : tétons blancs et nausées en me lavant  les dents. Bizarre tout ça…
Je décide de prendre directement rendez-vous chez le médecin le lendemain, il m’ausculte et d’après lui je suis enceinte, c’est certain à 90%. Il me fait même une ordonnance pour prise de sang et pour une échographie. Je ressors du rendez-vous septique, je pars au laboratoire faire la prise de sang et nous allons faire les magasins en attendant les résultats.

Ce souvenir de nausée en sentant ce monsieur rempli de sueur dans un magasin de bricolage me met encore plus le doute sur une éventuelle grossesse et puis je me sens enceinte, pas comme d’habitude, différente. Il est 19h nous sommes à Darty et je n’ai toujours pas de nouvelles du médecin. Je reçois les résultats du laboratoire par message. Mais je ne comprends rien du tout, je décide de l’appeler et il me dit : « Félicitations vous êtes enceinte d’environ 2/3 semaines. » Je me rappelle encore lui demander s’il était certain !
J’annonce la nouvelle à monsieur. Nous sortons immédiatement de Darty en pleurant tous les deux et j’appelle tout de suite ma meilleure amie qui est enceinte d’un mois pour lui annoncer la nouvelle ! Je suis tellement contente que je ne peux pas attendre pour l’annoncer à ma famille. Alors dès le lendemain nous allons leur annoncer la nouvelle. Dix jours plus tard, nous annonçons la nouvelle à ma belle-famille, et c’est la même scène de joie !

Le 7 septembre, lors de l’échographie de datation, le gynécologue nous dit qu’il y a bien un embryon et que ma DPA est le 16 avril mais il ne dit rien d’autre, nous sommes déçus mais sortons heureux quand même. Je décide d’être suivie par une sage-femme en libéral car pour avoir des rendez-vous à la maternité, c’est un calvaire. Je trouve donc une sage-femme très sympathique qui nous fait une échographie de contrôle tous les mois.

Le 27 septembre, l’échographie T1 tout ce passe bien, nous voyons bébé qui bouge bien mais qui ne veut pas montrer son visage. La sage-femme nous fait une estimation du sexe, pour elle c’est une fille à 90%. Je regarde mon conjoint le sourire jusqu’aux oreilles car c’était mon souhait d’avoir une fille mais un garçon aurait fait l’affaire bien évidemment. Nous fixons les rendez-vous suivants en octobre et novembre. Tout se passe bien, on entend le coeur de bébé, le test de trisomie 21 est revenu bon, mon frottis parfait. Nous fixons le rendez-vous pour l’échographie T2, le 3 décembre 2016 (le lendemain de l’anniversaire de mon conjoint) ce qui nous semblé un beau cadeau.

Entre-temps nous déménageons le 29 octobre 2016, nous avons acheté une maison en juillet 2016 (je ne savais pas encore que j’étais enceinte, et pourtant je l’étais déjà de quelques jours). Tout se passe bien, nous faisons la crémaillère en novembre avec nos amis et la famille, mon ventre commence vraiment à se former et la fatigue s’installe.
Je travaille dans une usine avec travail à la chaîne, je suis postée dans un bureau pour m’occuper de l’administration des ventes, mais je dois quand même me déplacer à plusieurs reprises dans l’usine. Je ressens quelques contractions parfois, je demande donc à consulter l’inspection du travail pour avoir un poste aménagé avec des horaires aménagés également. Mon patron n’est pas content mais la médecine du travail décide de modifier mes horaires et d’alléger mon poste.
Le 2 décembre nous allons au restaurant pour fêter l’anniversaire de mon chéri, je lui écris une lettre parlant de mon amour pour lui et de la venue de bébé. C’est donc une soirée pleine d’émotions et on parle de l’échographie T2, on a tellement hâte !
Le jour J arrive. L’échographie T2 qui devait être un moment de plaisir se transforme en cauchemar… Dans la salle d’attente nous patientons, la sage-femme a du retard, le temps semble long…
Arrive notre tour, la sage-femme, qui habituellement parle beaucoup pendant les échographies pour nous expliquer ce que nous voyons à l’écran, ne dit rien. Un silence glacial traverse la pièce, je regarde mon conjoint en lui tenant la main, et la sage-femme nous dit qu’elle voit une anomalie au niveau des reins de notre fille et qu’elle va nous diriger vers une très bonne gynécologue spécialisée dans ce domaine et qu’il ne faut pas s’inquiéter. Plus facile à dire qu’à faire, elle continue son examen et examine mon col car elle trouve que la tête du bébé est basse. Sa tête change et elle nous dit : « Bon écoutez, vous restez allongée, j’appelle la maternité pour dire que vous arrivez, votre col est à 12mm au lieu de 50mm à votre stade (22 SA).» Coup de massue avec les reins de notre fille, un autre avec mon col… L’échographie que l’on attendait tant se transforme en cauchemar.
Nous sortons du cabinet, je craque en arrivant à la voiture, je pleure. J’ai du mal à respirer, mon conjoint me rassure comme il  peut. Je ne sais pas comment il fait pour  rester si calme.
Nous arrivons aux urgences maternité et nous sommes rapidement pris en charge grâce à l’appel de la sage-femme qui les avait informés de la situation. On m’ausculte de nouveau, on me refait une échographie qui confirme que mon col a un soucis, on ne nous parle pas des reins de notre fille, mais ça reste secondaire pour eux, il faut traiter le problème du col en priorité.
On m’explique qu’à mon stade de grossesse, la situation n’est pas franchement bonne et qu’il va falloir m’installer un pessaire !
Euhhh… Un quoi ?! On nous amène ce fameux pessaire pour que l’on se rendent compte à quoi cela ressemble, et on me demande si je suis d’accord pour l’installer. Drôle de question, je suis évidemment d’accord si cela peut éviter à ma fille d’arriver trop tôt.
L’acte en lui-même reste douloureux. On me dit que je reste hospitalisée. Je ne fais que pleurer, je veux rentrer chez moi. Je reste six jours sous surveillance monitoring. Je n’ai pas de contraction alors je rentre à la maison le 9 décembre en alitement strict (WC et douche seulement sont autorisés) jusqu’à 34 SA minimum, c’est-à-dire le jour où on enlèvera le pessaire.

Je suis déprimée, je me vois pas passer autant de temps allongée, surtout avec mon tempérament. Je ne tiens pas en place mais j’obéis au corps médical pour le bien de ma fille.
Une échographie est faite par la gynécologue spécialisée dans le domaine et effectivement notre fille a un rein plus gros que l’autre mais les deux sont fonctionnels (enfin une bonne nouvelle) mais il faudra surveiller pendant la grossesse et à la naissance de l’enfant.
Les semaines passent et Noël arrive. Le 24 décembre nous faisons Noël à la maison, c’est plus pratique pour moi comme je dois rester allongée, nous devons accueillir la belle-famille et ma famille qui ne ce connaissent pas encore. Je passe l’après-midi allongée à regarder ma mère cuisiner, je me lève juste pour prendre ma douche. Je reste allongée, je ne m’assoie que pour manger et entre chaque étape du repas je m’allonge. Plus tard, je monte me brosser les dents, je m’assoie sur mon petit tabouret prévu à cet effet pour ne pas rester trop longtemps debout et là, un gros bruit d’eau qui coule par terre. Ma première réaction a été de me lever et de regarder sous le lavabo pour voir s’il y avait une fuite, mais non, je venais de perdre les eaux à 25 SA de grossesse. Bizarrement je ne panique pas et j’appelle la maternité qui me dit de venir au plus vite. J’ai des douleurs au ventre, comme des douleurs de règles, la voiture n’arrange rien, mais heureusement l’hôpital n’est qu’à dix minutes de la maison.

Arrivée aux urgences maternité, une interne m’ausculte et me fait un test pour voir si je perds du liquide, le test est négatif. Elle décide donc d’en refaire un deuxième qui est négatif également, et un dernier négatif également. Je suis un peu soulagée mais quand le gynécologue arrive, il fait l’échographie en poussant des soupirs et en ne prononçant aucun mot, mon soulagement retombe…. Mais que se passe-t-il ? Pourquoi il ne dit rien ? D’un coup il me sort : « Bon vous n’avez plus du tout de liquide, il va falloir extraire votre bébé, et à ce stade la viabilité est faible. »
On nous place dans un couloir avec des sièges, je vis un cauchemar éveillé. Nous entendons des bébés pleurer dans la nursery située juste à côté de nous alors que l’on vient de m’annoncer que j’allais sûrement perdre le mien. Je craque littéralement, je pleure, je crie… On nous place dans une chambre, il est 4h du matin, et on nous explique qu’une décision sera prise le lendemain. Je vous laisse imaginer la fin de la nuit que nous avons passé.
Le lendemain matin, on vient me chercher pour une énième échographie, pour vérifier le liquide tout en sachant que je n’ai pas eu de perte depuis que la poche a rompu. Et là miracle, la gynécologue nous dis qu’il y a de nouveau du liquide. Mais comment cela est-ce possible ? On nous explique que le corps refabrique du liquide ainsi que le bébé mais qu’ils ne comprennent pas pourquoi tout les tests étaient négatifs au liquide amniotique alors que j’en avais plus du tout (et à ce jour cela reste encore un mystère). Et pourquoi je ne perds pas de liquide si ma poche a rompu ? Je pose tout de même la question et on me répond qu’il est possible que la poche se soit colmatée, ce qui arrive très rarement, pour eux je reste un cas isolé, ils ne comprennent pas tout. Je demande alors ce qu’il va se passer. On me dit que je vais rester hospitalisée jusqu’à la fin de ma grossesse sachant que je suis à 25 SA. Il y a un risque d’infection comme la poche a rompu et qu’il faut une haute surveillance pour ne pas mettre la vie du bébé en danger. Je suis à la fois contente que mon bébé ne vienne pas au monde maintenant mais tellement déprimée de devoir rester hospitalisée.

La galère commence, je pleure tous les jours, j’ai tous les jours peur que mon bébé puisse arriver à tout moment. On me fait voir une psy, et un pédiatre vient nous expliquer la prématurité à tous les stades avec les séquelles possibles. On nous montre des photos de bébés nés à 25 SA et qui ont survécu, on nous fait visiter le service de néonatalogie, on nous prépare vraiment à la pire situation.
J’ai trois monitorings par jour pour surveiller le bébé. Je n’ai aucune contraction, j’ai une échographie, et un Doppler par semaine, deux prises de sang par semaine pour les infections, un ECBU et un prélèvement vaginal une fois semaine, bref la totale!

Nous commençons une nouvelle année mais comment celle-ci va-t-elle se passer ? Affaire à suivre…
On m’enlève mon pessaire pour éviter le risque d’infection et miracle, mon col et à 22mm. Je ne savais même pas qu’il pouvait se rallonger mais on nous annonce encore une mauvaise nouvelle : notre fille aurait un retard de croissance (petit poids et petite taille). Je commence à en avoir marre de toutes ces mauvaises nouvelles. Dès que quelque chose va mieux, on vient nous annoncer une autre chose qui va mal. Je veux qu’on me laisse tranquille, je ne veux pas de visite hormis ma famille et je n’ai prévenu personne de mon hospitalisation. Je vois défiler plusieurs mamans dans la même chambre que moi, je n’en peux plus, je veux être seule, au calme, mais non, dans le service il n’y a pas de chambre particulière, je dois donc subir et me taire.

Les semaines défilent, chacune d’elle est une victoire. On nous explique que comme il y a eu rupture de la poche des eaux, j’aurai un accouchement par déclenchement ou par césarienne au plus tard à 34 SA.
Mon conjoint vient me voir tous les jours sans exception, il mange avec moi le soir, il me tient compagnie en début de soirée quand cela ne dérange pas ma voisine de chambre. Sans lui je n’y serais pas arrivée. Il était tellement zen face à tout ça et il pensait que j’irai jusqu’au terme, et moi je riais jaune en lui disant que cela n’était pas possible ! J’aurais voulu y croire, mais non, je préférais m’attendre au pire, et au final avoir une bonne surprise plutôt que d’avoir encore une nouvelle déception.

Le personnel hospitalier est au top, les aide-soignantes sont aux petits soins. Pour eux je suis une habituée et je suis une patiente modèle (je ne sonne jamais pour rien !). Les sages-femmes sont parfaites. Je sympathise beaucoup avec l’équipe de jour comme de nuit et cela fait du bien de leurs parler de la vie extérieure, de ce qui ce passe dehors car cela fait déjà plusieurs semaines que je n’ai pas pris l’air, elles me rassurent en disant de toute façon il fait froid et que je ne loupe rien ! Mais bordel qu’est-ce que j’aimerais sortir de cette chambre prendre un bol d’air !
Une sage-femme vient me voir un soir pour me demander si je veux participer au cours de préparation accouchement. On m’emmènera en fauteuil roulant jusqu’à l’endroit où cela se déroule, j’accepte immédiatement sans réfléchir. Je vais enfin pouvoir sortir de la chambre deux soirs par semaine, certes pour aller à l’étage juste en dessous, mais ce n’est pas grave cela me fait du bien. Même si  je me sens pas à l’aise dans mon fauteuil roulant et que j’aimerais marcher, il faut prendre ce que l’on  nous propose.
Je commence dès le lendemain les cours de préparation et sur le chemin pour aller au cours nous rencontrons une femme qui elle aussi est hospitalisée depuis longtemps (un mois avant moi) elle est là pour un retard de croissance, sa fille ne grossit pas beaucoup. On sympathise et on est contentes de se voir au cours deux fois par semaine.

On finit même par se retrouver dans la même chambre. Nous restons ensemble un mois et demi et qu’est-ce que ça m’a fait du bien de pouvoir discuter un peu ! À ce jour, nous sommes toujours en contact, une amitié s’est formée pendant ce calvaire.

Mes examens se suivent, les semaines avancent… Je vois un gynécologue tous les matins pour faire un point sur mon cas (pas de consultation mais seulement un point oral) et c’est toujours la même chose : « Bon votre situation est stable, ça ne bouge pas, vous n’avez pas de contraction, votre liquide est stable donc on attend. »
On attend mais moi j’en ai marre d’attendre et puis attendre combien de temps ? Je demande à voir la gynécologue qui s’occupe principalement de moi pour lui poser des questions. Elle nous reçoit et me fait une échographie de contrôle. Elle nous dit que le bébé est bien actif, le liquide est correct et le col est à 27mm. Elle envisage du coup d’attendre 36 SA pour le déclenchement et j’accoucherai par voie basse. Je suis tellement contente de pouvoir accoucher par voie basse ! Enfin quelque chose de normal dans cette grossesse, enfin ce n’est pas fait encore mais il y a un peu d’espoir. On m’annonce cela à 32 SA et on me parle d’un éventuel retour à la maison dans les jours à venir et qu’en plus,  j’ai le droit d’aller marcher un peu dès à présent ! Qu’est-ce que ça fait du bien ! Mais n’ayant plus l’habitude, je me sens vite étourdie et surtout, j’ai beaucoup de mal à marcher, je n’ai plus de muscle. Je prends l’air quand même plusieurs fois par semaine et je vais même au cours de préparation à l’accouchement à pied et non plus en fauteuil roulant, ça ne semble peut-être rien, mais pour moi c’est énorme.

À 33 SA, on m’annonce que je peux rentrer à la maison, et là gros coup de stress, je ne me sens pas prête car on m’a toujours dit que le mieux serait d’aller jusqu’à 34 SA voire 36 SA. J’ai peur du retour à la maison, de me retrouver seule et pourtant j’en ai marre d’être ici. Je parle de mon appréhension à ma gynécologue qui me dit que l’on est plus à une semaine près et qu’ils me gardent jusqu’à mes 34 SA pour me préparer psychologiquement au retour à la maison.
J’aurais un suivi par une sage-femme tous les deux jours à la maison pour un monitoring et s’il y a un problème, je ne suis pas loin de l’hôpital. Me voilà enfin prête à sortir !

À 34 SA+3 exactement je sors de la maternité et ma gynécologue me dit de revenir la semaine d’après pour une échographie de contrôle et que nous parlerons de l’accouchement.

De retour à la maison, je dois prendre mes marques… Je pleure de soulagement d’être rentrée à la maison avec un bébé encore dans mon ventre, de pouvoir reprendre une vie normale car j’ai enfin le droit de me lever un peu plus souvent. D’ailleurs je me lève très peu, je veux garder ma fille au chaud le plus longtemps possible.

À 35SA je revois ma gynécologue pour faire un point, et tout va bien, même les reins de notre bébé. elle fixe la date au 20 mars 2017, on va donc aller jusqu’à plus de 37 SA avec un bébé non prématuré et accouchement par voie basse. Nous ressortons du rendez-vous tellement contents, nous allons avoir notre fille dans nos bras dans deux semaines ! C’était impensable il y a dix semaines, on a réussi ! La gynécologue me dit même de marcher car mon col ne bouge plus ! C’est un comble alors qu’il était à 12mm à 25 SA !
Entre temps, vers 36 SA, je perds du sang en sortant de la douche, j’appelle mon conjoint qui est au travail, il rentre très vite et m’emmène aux urgences.
On me reconnaît forcément, je n’ai pas besoin d’expliquer ma situation. Je fais un monitoring de contrôle et une prise de sang. Je n’ai pas vraiment de contractions, elles sont toutes petites alors on me laisse rentrer à la maison. Les saignements sont sûrement dûs au col qui travaille, encore une frayeur mais qui cette fois finit bien.

Donc finalement après toutes ses péripéties, j’ai menée ma grossesse à 37 SA+3 jours et j’ai accouché par déclenchement par voie basse. On a du même me percer la poche des eaux pour accélérer le travail (un comble quand même !).
Notre fille Lylou est née le 21 mars 2017 et pesait 2,805kg donc pas de problème de croissance (mais toujours son problème de rein). Je suis toujours suivie psychologiquement mais je profite de ma fille et du lien fusionnel qui nous unit. Elle s’est tellement battue pour rester au chaud et moi pour la garder le plus longtemps  possible que personne ne peut comprendre notre relation.

Je remercie mon chéri, mon frère, mes parents et ma soeur d’avoir été présents, sans eux je n’y serais pas arrivé de la même façon.

Aurélie