Témoignage de Céline

Une fausse couche peut-être interprétée de différentes manières…
Un traumatisme, un échec, une énorme déception. On se pose tellement de questions lorsque cela nous arrive…
Après plusieurs mois sans tomber enceinte, j’ai eu un retard de règles de quelques jours et je me suis bien évidemment jetée sur le test de grossesse. J’ai du en faire une bonne dizaine… Mais le moindre retard de règles ne serait-ce que d’une journée nous donne cette lueur d’espoir que ce sera la bonne… 

Résultat ce jour là… ENFIN positif ! Je sautais de joie dans toute la maison et j’avais du mal à croire qu’on allait devenir parents…. C’était le 5 février 2017.
Tout se chamboulait dans ma tête, d’une seconde à l’autre on se voit former une famille, on pense déjà à la décoration de la chambre, aux prénoms alors que je n’avais un retard de règles que de quatre jours…
Je file au laboratoire pour une prise de sang, qui a doublement confirmé que j’étais enceinte… Je prends dans la foulée rendez-vous chez le gynécologue et là sur l’écran de l’échographie je vois ce petit embryon et ce petit cœur qui bat. J’étais très émue. Ça y est l’aventure commençait, celle de futurs jeunes parents…
Mais quelques jours plus tard, après une soirée au cinéma en amoureux je commençais à avoir des pertes de sang, d’abord un peu brunâtres. Je me jette sur l’ordinateur (chose à ne jamais faire si je peux vous donner ce conseil) et je lis tout un tas de forums disant que ce n’était sûrement pas grave, que cela pouvait arriver et quelques pages plus loin je tombe sur LA FAUSSE COUCHE. L’article disait malheureusement vrai… J’avais d’un coup de grosses pertes de sang et des douleurs au ventre à me tordre dans tous les sens.

Les pertes de sang ont duré deux jours et je savais malheureusement sans consulter mon gynécologue que j’étais en pleine fausse couche. Nous sommes allés d’urgence à l’hôpital pour une échographie de contrôle. L’embryon était toujours présent mais le petit cœur de ce tout petit être ne battait plus…
Nous étions effondrés… D’un coup cette vie à trois que nous imaginions s’effondrait…
Ma fausse couche a eu lieu le 10 février, soit cinq jours plus tard…
Tout s’était enchainé très vite, l’annonce de la grossesse puis la fausse couche.

On se pose un tas de questions, pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Est-ce que j’ai trop travaillé ces derniers jours ? Est-ce que j’ai porté des charges lourdes qui ont pu entrainer cette fausse couche ? Est-ce que mon corps n’est pas prêt à accepter un bébé ?
Bref, je me les répétais sans cesse…
Nous étions déçus et l’avons vécu comme un énorme échec.

Mais les mots de mon gynécologue m’ont tant remonté le moral. Faire une fausse couche n’est au final pas si grave que ça.
Il y a du bon dans la fausse couche… Je m’explique. La nature (et je me le dis tout le temps) est si bien faite. Si fausse couche il y a eu, c’est que l’embryon et futur bébé n’était pas en bonne santé… Donc mon corps l’a rejeté.
Si j’ai fait une fausse couche c’est qu’un embryon avait déjà réussi à s’implanter (même s’il n’a pas tenu). Mon corps était donc prêt à accueillir un futur bébé ! Et dans mon malheur, il y avait une très bonne chose, mon corps l’a tout rejeté seul. Je n’ai pas eu besoin de curetage. Nous avons donc continué d’essayer d’avoir un bébé et à peine deux mois plus tard, je retombais enceinte, le 1er avril et ce n’était pas un poisson.

Aujourd’hui je suis la maman d’un petit Raphaël qui a fêté ses trois mois le 22 Mars. Il est beau comme un cœur (parole d’une maman très objective), gentil comme tout et surtout en merveilleuse santé.

Ne perdez jamais espoir après une fausse couche, dites vous que la nature est bien faite ! Et cela arrive à une femme sur quatre (ce qui arrive donc très très fréquemment).
Si je peux vous donner un autre conseil, n’hésitez pas à en parler à vos amis proches ou parents pour avoir un peu de réconfort et de soutien dans cette épreuve difficile !
J’espère que mon histoire peut vous aider et vous réconforter.

Céline