Témoignage de Stéphanie

Ma fille (j'apprendrai que mon bébé est une fille par une auxiliaire de puériculture) a crié mais je ne l'ai pas entendue. Ma fille est partie dans une couveuse de la taille d'un char d'assaut mais je ne l'ai pas vue. J'ai dû attendre plus de 5h30 pour qu'on me monte en réanimation/néonatologie et pour découvrir mon tout petit bébé de même pas 2 kg.
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Témoignage de Marie-Laure

Nous arrivons aux urgences vers 8h15, le verdict tombe : poche des eaux fissurée, notre fils pointera certainement le bout de son nez aujourd’hui. Et là, je ne réalise pas. Je ne veux pas, c’est trop tôt. Trop tôt parce que rien n’est prêt à l’appartement, trop tôt parce que psychologiquement je ne suis pas prête, trop tôt parce que je ne veux pas que mon fils naisse à cette période de l’année, trop tôt tout simplement…
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Témoignage de Cécile

J'ai passé une première soirée sans mon bébé à la maternité avec des milliers de questions en tête. J'ai pu le découvrir le lendemain dans sa couveuse remplie de machines qui bipent de partout, des électrodes, un masque à oxygène qui lui couvrait entièrement la tête. C'était trop pour moi, je n'arrivais pas à l'approcher et j'avais peur de m'y attacher et que la mort me le reprenne. Il m'a fallu une dizaine de jours et que je vois par moi-même le combat qu'il menait pour me dire que mon fils allait vivre et qu'un jour il serait en pleine forme.
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Témoignage d’@angelmailys

Je finis par m’effondrer, l’allaitement ne marche pas, je vois Maylann qui ne prend toujours pas de poids, je me sens seule et être enfermée est vraiment difficile. Cela fait déjà quatre jours que je n’ai pas vu un rayon de soleil, le seul bruit que j’entends c'est celui des machines et être loin de ma grande fille est difficile pour moi. Je m’imaginais rentrée à la maison au bout de quelques jours, mon bébé en pleine forme, je ne m’attendais pas à vivre tout ça.
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Témoignage de Camille

Les pédiatres sont confiants : ce sont des petits guerriers mais il faut vivre au jour le jour. Chaque journée est une journée de gagnée ! Facile à dire mais pas facile de se le dire.  Il fallait les découvrir et apprendre à les aimer avec leurs masques à oxygène et leurs sondes gastriques ! Notre crainte était de ne pas les reconnaître, pas évident de les différencier avec tout ce qu’ils avaient sur eux.
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Témoignage de Céline

Mais ça a tellement était dur de la voir dans cette couveuse, de se dire que c’était dans mon ventre qu’elle aurait dû terminer sa croissance et non dans ce cocon. La première fois que je l’ai vue, j’étais émerveillée mais rongée de culpabilité de lui faire vivre cela, de nous faire vivre cela, de ne pas avoir pu aller au bout de ma grossesse, de ne pas avoir pu la faire suffisamment grandir pour qu’elle soit auprès de nous. Et, même si les soignants nous rassuraient par leurs mots, je devais prendre conscience sans elle que j’étais devenue maman.
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Témoignage d’Élise

Nos jumeaux ont été surprenants, une telle force pour de si petits êtres, je pense qu’il faut être toujours très positifs et croire en eux comme dans le personnel soignant. De jours en jours nous avons pu voir les progrès, les quelques grammes pris et leurs regards, leurs câlins. Nous avons été chanceux car malgré leurs petits poids ils étaient en bonne santé.
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Témoignage d’Aurore

Les plus beaux moments restent sans nul doute « le peau à peau ». On se relayait pendant des heures, notre Petit-Tilleul en couche blotti dans nos tee-shirts. Un geste essentiel pour les prématurés. Sentir cette petite boule de chaleur tout contre nos cœurs, se sentir apaiser et profiter de ce doux moment… Le temps s’arrêtait.
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