Témoignage de Charlotte

J’étais triste, sans savoir pourquoi, je me sentais coupable et si malheureuse; les jours qui ont suivi la naissance de notre fils, j’ai essayé tellement fort de ressentir ce dont tout le monde parle, l’amour immédiat et sans fin, je l’attendais ma grande histoire d’amour... Deux semaines après la naissance de notre fils, l’homme est retourné au travail et je me suis sentie totalement perdue, j’ai pleuré toute la journée en attendant qu’il revienne. Un sentiment de vide et de détresse profonde. Comme si je n’étais plus maître de rien, j’avais l’impression que le monde s’écroulait sous mes pieds, et ça a duré comme ça, une journée en succédant une autre, avec pour seul sentiment une profonde tristesse.
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Témoignage de Julie

Je suis rentrée de la maternité avec un enfant qui était le mien... Mais dans ma tête, j’avais du mal à me dire que c’était le mien ! Je me le suis répétée plusieurs fois intérieurement pendant un moment... C’est LE MIEN ! C’était essentiel de le comprendre car cela implique ta responsabilité. Et ça bizarrement, je l’avais bien saisi. Je me suis donc mis une pression de malade ! A manger debout le midi tellement je stressais, le moindre bruit pendant sa sieste me donnait des vertiges et puis tout devait être fait...
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Témoignage de Sabrina

Le jour où ma princesse a commencé à faire ses dents tout en ayant encore des coliques, elle a passé toute une journée à pleurer. Le soir j’étais lessivée alors je suis allée au lit en pensant que le lendemain serait un jour meilleur et qu’une bonne nuit de sommeil me suffirait. Sauf que le lendemain idem, mon bébé n’a fait que de pleurer toute la journée et LÀ, j’ai craqué, je n’ai pensé qu’à une chose pendant des heures : pourquoi ai-je fait cette enfant ? Elle ne m’aime pas, elle ne fait que pleurer alors que je suis épuisée et à bout de nerfs… Comment puis-je en finir ? Puis-je partir et la laisser avec son père ? Non je souffrirais trop, partir définitivement de ce monde est-ce que cela me soulagerait ?
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Témoignage de @parentsucette

Je n’y arrive pas. Allez ! Reprends-toi ! T’es très bien préparée, mieux que la majorité des gens pour élever des enfants ! Allez ! Prends une gaufre au sucre devant une série. Pas le temps... Elle pleure. Il appelle... Et puis, où il est ? Le papa, où il est ? Je coule ! Les angoisses me rappellent mon accouchement. Entre les contractions, je me persuade que je vais y arriver et pendant que je me noie... Je ne pleure jamais. Je ne suis pas comme ça. Et puis pourquoi je pleurerais ? Je suis heureuse. Je ne le ressens pas, c’est vrai mais s’il y a bien une chose que je sais, c’est que je suis heureuse !
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Témoignage d’Imelda

J'avais tellement cette culpabilité d'être dans une situation qui n'était pas parfaite pour mon petit cœur qui n'avait rien demandé, que je n'ai pas pensé une seconde que tout ce qui lui fallait, c'était simplement sa maman à ses côtés.  Vous voyez cette sensation d’observer sa vie de l'extérieur ? De n’être qu'un spectateur et de n'avoir de contrôle sur rien, que même vos humeurs vous échappent ? Je faisais des crises d’angoisses comme il ne m'était jamais arrivé d'en faire et je n'en comprenais pas la cause.
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Témoignage Anonyme

Pourtant, je ressentais un sentiment de culpabilité de plus en plus fort, avec toujours cette peur aussi forte de mal faire, de ne pas y arriver, et puis une envie de rien. Une sorte de dépersonnalisation, je n’existais plus. Seul mon bébé et mon rôle de mère avait de l’importance, et pourtant c’est lui qui m’angoissait. Je me suis coupée du reste du monde. J’étais isolée, seule, personne ne pouvait me comprendre, je me sentais empêtrée dans les crises d’angoisse qui revenaient de façon incessante et toujours plus douloureuses.
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Témoignage d’Annabelle

Puis mon mari a repris le boulot. Et les longues journées en tête à tête avec ma fille me sont devenues insupportables. Je ne mangeais plus. Je ne dormais plus. Une boule au ventre m'accompagnait jour et nuit. J'anticipais ses pleurs. Je culpabilisais de ne pas être capable de la calmer rapidement. Si elle buvait moins un biberon, je me flagellais en me disant que décidément, j'étais vraiment nulle. Une nuit, alors que je n'avais pas dormi plus de 2h par nuit depuis plus d'une semaine, j'ai cru devenir folle de fatigue. Je m'imaginais sauter du balcon pour en finir. Ou faire mes valises et partir en laissant mon mari et ma fille, avec pour simple mot : « C'est trop pour moi, ne me cherche pas. »
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Témoignage Anonyme

Moi qui pensais avoir un bébé calme et serein, je me suis retrouvée avec un bébé stressé et qui pleurait presque toute la journée. C'est tellement difficile en y repensant, j'ai dû faire le « deuil » de ce bébé imaginé pendant toute ma grossesse... Je me suis sentie comme emprisonnée par ce bébé aux besoins intenses, sans pouvoir avoir une minute à moi... Les bébés de mes amies, eux, ils dormaient la plupart du temps, pourquoi le mien n’en faisait pas autant ? Était-ce de ma faute? Que faisais-je de mal ? Je n'arrivais pas à combler ses besoins, j'avais constamment l’impression que mon bébé n’était jamais satisfait... Et ça me rongeait de l’intérieur.
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