Témoignage de Laura

« Je suis enceinte… », « Je suis enceinte… », « Je suis enceinte… ». Il m'a fallu répéter ces mots plusieurs fois en regardant ce ventre encore plat dans le miroir de ma salle de bains.  J'ai été tout de suite angoissée à l'idée de changer, de voir ce corps que je n'aimais pas spécialement par manque de confiance en moi, se déformer.  J'avais peur que cet être que je ne connaissais pas encore et qui vivait en moi  s'accapare mon corps et me l'enlève à tout jamais. 
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Témoignage de Liereau

Mais après ça c'est gâté, j'ai mis du temps à perdre les derniers kilos. Et je n'ai pu remettre ni mes jeans, ni mes hauts (j'ai gardé ma poitrine de grossesse, je suis passée d'un bonnet B à un D), ni mes robes, ni mes shorts. Et tout le monde me disait de ne pas m'inquiéter car il faut du temps et que ça allait revenir. Je suis bien d’accord avec ça mais seulement quand on a pris beaucoup de poids. Mais quand on a presque rien à perdre, je trouve cela très dur de ne pas pouvoir remettre ses habits.
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Témoignage de Charlotte

Je vivais extrêmement mal cette intrusion dans ma petite bulle que je partageais avec mon bébé et mon conjoint. J’étais alors devenue un utérus sur pied. Mon malaise s’accentuait lors des consultations gynécologiques. On m’auscultait, mesurait l’utérus, pesait, faisait des échographies... Le gynécologue me demandait : « Comment se passe la grossesse ? » Mais à aucun moment un professionnel ne m’a demandé  : « Comment TU vas Charlotte ? »
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Témoignage de Camille

Or le dernier mois de ma grossesse était le plus dur. Normal, me diriez-vous. Mais la balance affiche 88kg au dernier rendez-vous. Vous auriez vu ma tête, j’ai eu un coup au moral. Et c’était loin d’être fini, les oedèmes et les vergetures se sont invités à la partie, malgré les crèmes « miracle » anti vergetures. N’ayant pas de balance, je n’ai jamais su combien je pesais le jour de mon accouchement.

Témoignage de Laura

Après examen, elle m’a envoyée aux urgences : désunion d’épisiotomie externe (la quasi-totalité de mes points a sauté) et je faisais une infection (39 degrés de fièvre, j’ai fait des pics à 40,5 dans les jours qui ont suivi). Là-bas, ils m’ont expliqué qu’on ne recousait pas (douleur atroce et pas sûr que ça tienne dans tous les cas) et qu’il fallait que ça se referme tout seul : je suis restée alitée trois semaines, avec soins infirmiers quotidiens, je ne pouvais pas m’occuper de ma fille puisque que je ne pouvais quasi pas me lever et encore moins la porter.
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