Témoignage de Marion

La suite s’est enchaînée à une vitesse folle, nous laissant à peine le temps de respirer. Un tourbillon de rendez-vous médicaux pour programmer un accouchement qui aura lieu sept jours plus tard. Sept jours à pleurer, à ne pas comprendre ce qui a bien pu se passer, sept jours à sentir ma carapace se fissurer et mon coeur se briser. Sept jours à regarder mon ventre et en même temps à ne vouloir qu’une chose : qu’on me le retire et vite.
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Témoignage de Lisa

La question de garder notre fille ou pas se pose. Il n'y a pas de bon ou de mauvais choix dans ces cas-là, il y a un choix à faire et nous le prenons à deux. Nous décidons de mettre en place une IMG. Comme la plupart des enfants trisomiques, notre fille présente une malformation cardiaque, elle n'a pas de ventricule gauche. Le fait de savoir qu'elle ne survivrait pas suffit-il à nous soulager de cette prise de décision ?  Pas vraiment. 
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Témoignage d’Arabelle

Nous arrivons, nous nous persuadons que tout va bien se passer, notre bébé bouge et je le sens de plus en fortement, comme s’il voulait nous rassurer. Nous faisons l’échographie, tendus mais optimistes. Malheureusement, non, tout ne va pas bien ; notre bébé a quelque chose qui peut lui être fatal. La forme la plus grave d’un spina-bifida, un myéloméningocèle.
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Témoignage de Justine

Le 23 septembre 2013 je deviens mère pour la première fois. Une date gravée en moi à jamais. Pourtant ce jour-là, au lieu de donner la vie, j’ai donné la mort. Quelques jours plus tôt, alors que je le sens gigoter dans mon ventre, on m’annonce froidement que mon bébé ne pourra pas vivre après la naissance, il est trop malade, on doit interrompre la grossesse à vingt semaines. Je suis seule ce jour-là, le ciel me tombe sur la tête, le sol s’effondre sur mes pieds.
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Témoignage de Coralie

La sage femme m’a donné un médicament en m'expliquant que son cœur s’arrêtera naturellement tout doucement, sans aucune souffrance, mon bébé allait mourir dans mon ventre. Quelques minutes après la prise de ce médicament j’ai senti un dernier coup de mon bébé, un tout dernier signe de lui et pour moi c’était un au revoir. J’étais en larmes.
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Témoignage de Sabine

La généticienne me demande si nous avions parlé de ce que nous ferions si on nous annonçait un handicap, et qu'une interruption médicale de grossesse peut se faire jusqu'au jour de l'accouchement... On nous explique aussi que je dois faire d'autres examens pour s'assurer qu'il n'y a pas d'autres anomalies, parce qu'un problème de corps calleux, si c'est isolé, en gros ce n’est pas grave, mais s'il est assimilé à d'autres anomalies, là c'est plus embêtant. Ça y est, je vis maintenant avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête.
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Témoignage de Laure

On m'a donné les premiers cachets tôt le lendemain matin, puis on m’a installée en salle d'accouchement. Une heure après on m’a redonné des cachets, puis, lorsque la sage-femme a voulu me redonner le cachet, il était descendu. Elle m'a alors accouchée. Nous n'avons pas voulu le voir car nous ne savions pas depuis combien de temps il était mort et son état physique. Mais nous avons demandé une autopsie et nous l'avons reconnu. Ce qui est « drôle » c'est que nous allions l'appeler Gabriel. J'ai eu des conséquences suite à une péridurale mal posée...
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Témoignage de Charlotte

Un problème ? Une anomalie ? Comment est-ce possible ? Tout allait si bien… Un coup de tonnerre dans ce ciel si bleu... L’examen est sans douleur physique. Moralement, je suis au plus bas. J’ai l’impression de trahir cette enfant. Ce sentiment ne me quittera plus. Après plusieurs jours d’attente angoissante, pesante et lourde, le verdict tombe : notre fille est atteinte d’une maladie génétique. Je suis anéantie. Tout me semble vide, sans aucun sens. 
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Témoignage de Yaël

J’ai été bien suivi médicalement parlant, les médecins étaient à l’écoute de mes douleurs physiques, mais alors le côté psychologique n’en parlons pas : aucun sentiment, aucune empathie. Les injections ont été effectuées comme des « vulgaires » prise de sang : on me faisait rentrer dans une petite pièce et hop, injection debout, sans prendre le temps de me parler, sauf pour me dire comment me placer. J’ai trouvé cela très dur surtout que j’étais en larmes. En plus, à ce moment là, une question me hantait : « Est-ce que je pourrai à nouveau tomber enceinte ? » Personne ne me répondait la même chose… C’était un coup oui, et d’un autre côté, on me disait que ce serait plus difficile…
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