Témoignage de Karine

Moralement je commençais à ne plus supporter ses montagnes russes émotionnelles, j'étais déjà très attachée à ce bébé mais je souffrais beaucoup physiquement et psychologiquement. Je culpabilisais de vouloir que par moment tout s'arrête, je gardais cela secrètement en moi. Mon mari était là pour moi, bienveillant et attentif, ainsi que ma maman et son mari, mais difficile d'exprimer sa peine ou sa douleur car elle est propre à chacun.
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Témoignage d’Emeline

Mais voilà, début avril tout dérape. Échographie précoce de datation estimée à 6 SA, on ne voit rien juste un sac, mais on me dit que ça peut arriver surtout que c'était une échographie abdominale, il n'a pas cherché à passer en vaginale. On me dit de refaire une écho une à deux semaines après pour vérifier qu'il y a bien une évolution de grossesse. Mi-avril je commence à avoir des pertes principalement en étant debout. J'appelle la maternité qui me dit que tant que ça ne ressemble pas à des règles, ce n'est probablement rien.
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Témoignage Anonyme

Évidement je découvre que j'avais raison, je perds du sang. Je quitte donc le bureau pour les urgences. Pour le moment rien ne peut confirmer ou infirmer une fausse couche. Il y a bien un saignement, mais rien de très net. Je dois refaire une prise de sang pour contrôler l'évolution du taux et une deuxième échographie une semaine après pour contrôler si « j'évacue » «  tout » naturellement... La deuxième prise de sang sera révélatrice, la grossesse n'évolue pas. Je prends un sacré coup derrière la tête.
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Témoignage de Pauline

En effet, malgré le stade peu avancé de ma grossesse je me sentais déjà maman.  Il faut savoir accepter sa tristesse, vivre ce deuil et pouvoir aller de l'avant même si après cette expérience plus rien ne sera jamais pareil. Ce n'est pas anodin pour une femme de vivre une fausse couche et j'espère que les professionnels de santé prendront soin de peser leurs mots dans pareilles circonstances.
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Témoignage de Stéphanie

Il fait une échographie et me dit froidement qu'il n'y a rien. Il insiste sur le fait que l'utérus est vide. Il me demande si je suis sûre d'être enceinte... Il s'en va et me demande froidement de rester là où je suis. Plusieurs minutes plus tard, des personnes me demandent de venir pour faire une prise de sang. Elles me parlent de faux positif. On m'explique que je dois faire une autre prise de sang dans 48h pour voir l'évolution du taux.
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Témoignage de Virginie

Alors qu’on avait décidé d’aller se reposer sur trois îles différentes, je n’ai pu en voir que deux. Les premiers jours étaient reposants : baignade, siestes et lectures… Mais un soir j’ai eu des douleurs persistantes et je saignais abondamment. Mon mari regardait sur internet pour essayer de se rassurer mais les symptômes étaient clairs : je faisais une fausse couche.
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Témoignage de Marine

Contrairement au fait de tomber enceinte qui était quelque chose de décidé et de désiré, la fausse couche, elle, n’est pas une chose que l’on choisit, elle vous tombe dessus, sans prévenir, elle ne vous demande pas votre avis. Elle est imprévisible, fourbe, impitoyable et irréversible. Elle vient vous prendre au ventre et elle le vide en vous arrachant tout le bonheur qui venait de s’implanter en vous, puis elle part avec tous les espoirs que vous aviez. Elle vous laisse impuissante, dans un état d’effondrement dans lequel vous n’apercevez aucune solution directe.
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Témoignage d’Éloïse

Nous sommes repartis avec une ordonnance de Spasfon, un arrêt d'une semaine et le feu d'artifice en arrière plan. J'étais inconsolable, rapidement est venue la culpabilité de n'avoir rien pressenti, de se dire que c'est de notre faute. On nous explique qu'il n'y a pas vraiment de raison, que le bébé n'était pas viable, et qu'on ne saura jamais vraiment de quoi il est mort.
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Témoignage Anonyme

Encore une échographie pour voir où s'est caché mon « petit oeuf ». Impossible de le trouver. Je retourne alors en chambre, où on revient me chercher pour une deuxième échographie. Trouvé : il est dans ma trompe droite ; je suis en train de faire une grossesse extra-utérine (GEU). J'ai le cœur en miette.
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Témoignage d’Anne-Solène

Je regarde beaucoup de reportages sur les bébés et à chaque fois j’ai la gorge qui se noue, les larmes qui montent, ma main qui se pose sur mon ventre pour faire comprendre encore une fois à mon cerveau que je l’ai perdu.  Il est vrai que on se sent mère dès l'instant où il est dans notre ventre et je ressens de la peine de ne pas l'avoir suffisamment protégé à l’intérieur de moi, là où il aurait dû être le plus en sécurité. 
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