Témoignage de Marion

La suite s’est enchaînée à une vitesse folle, nous laissant à peine le temps de respirer. Un tourbillon de rendez-vous médicaux pour programmer un accouchement qui aura lieu sept jours plus tard. Sept jours à pleurer, à ne pas comprendre ce qui a bien pu se passer, sept jours à sentir ma carapace se fissurer et mon coeur se briser. Sept jours à regarder mon ventre et en même temps à ne vouloir qu’une chose : qu’on me le retire et vite.
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Témoignage de Marine

Et puis, d’une seule voix nous avons dit : « Stop ! » Nous avions senti qu'il était déjà parti… Le voir, là, endormi, bien trop loin… Et puis, il fallut aller à l’hôpital. Gabin au creux de mes bras dans le camion des pompiers… Les médecins qui tentent de nous soutenir, de nous guider sur cette route si sombre qui nous attend mon homme et moi… La séparation.
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Témoignage de Johanna

Je suis seule avec mon fils et je peux vous dire que je suis très fière de m'être levée toutes les heures de toutes ces nuits pendant ces sept longs mois pour câliner mon fils. Quel message je lui aurais transmis sinon ? Tu souffres mais je préfère dormir ? Tu peux appeler à l'aide mais je m'en fiche ? Le lait anti-colique, les longues balade en poussette, le portage, la diversification, les bouillottes sur le ventre... Ça allait mieux en journée mais pas la nuit. Et moi en solo, je ne tenais plus. De plus j'allais reprendre le travail, il fallait en finir. Dernier espoir avec une pédiatre, enfin une personne qui me prend au sérieux, elle me dit que ce sont bien des coliques et je repars avec une ordonnance de Julep gommeux.
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Témoignage de Pauline

Bref, deux jours plus tard et 45 minutes d'échographie plus tard le verdict tombe. Notre bébé a une malformation. Je ne pensais pas qu'un jour ça pourrait m'arriver à moi, mais si... Parce chaque chose a un nom, le nom qu'on pose sur mon ventre c'est « gastroschisis », ce que l'on traduit en français par « laparoschisis ». Notre bébé a ses intestins qui se développent en dehors de son ventre. Il paraît qu'il n'en a qu'une petite quantité donc ce n'est pas un cas grave...
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Témoignage d’Esther

J’avais essayé de ne pas imaginer mon accouchement mais je savais que j’arriverais à le gérer. Que je serais une battante comme toujours et que j’arriverais à vivre un moment unique. Finalement j’avais vécu un moment difficile qui n’a en rien été magique. J’avais failli y rester et j’en étais totalement traumatisée... J’ai mis du temps à prendre du recul et me dire que même si c’était difficile et douloureux tout s’était bien passé et surtout que tout le monde était en bonne santé. 
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Témoignage de Maïlys

J'étouffe et je suis malheureuse. Le choc du retour au travail est rude. Je ne veux plus de ce rythme, de cette vie, de ce temps perdu dans les transports... J'ai peur de rater des choses, de ne pas voir ma fille grandir et changer. J'ai peur d'être une de ces mamans toujours absentes aux moments importants. Et le pire, bien qu'avec le recul cela soit complètement irrationnel, j'ai peur qu'elle m'oublie la journée, ne me reconnaisse pas quand je rentre le soir, qu'elle me prenne pour une inconnue. 
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Témoignage de Rachel

Durant ces quelques jours, nous sommes passés par toutes les émotions possibles et imaginables : la joie d’être parents, la peur, la tristesse, l’amour, l’inquiétude, etc. Et pour dédramatiser j’ai eu cette petite phrase qui va rester ensuite : notre fils a quelque chose en plus : un chromosome. C’est certainement parce qu’on s’est trop aimé : « Regarde-le c’est un chromosome d’amour en plus qu’il a cet enfant. »
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Témoignage de Liza

Parce que tout ça c’est un choix. Je dois choisir ce que je veux faire et quand je veux commencer. Bref c’est complètement dingue, je pleure, je ris, j’ai peur, je suis désespérée. Je suis triste de me dire que ce n’est pas Mathieu qui me mettra enceinte, ça sera une pipette. C’est sûr que c’est moins sexy qu’en faisant l’amour. Je dois faire le deuil de ça et bordel, que c’est violent. Mais je vais me battre, je vais protéger mon homme et j’ai même l’impression d’avoir déjà un enfant avec lui, qui veut venir mais qui ne peut pas ! J’ai l’impression que ça y est je suis prête, vraiment prête à être maman plus que jamais. Mon bébé, je ferai tout pour te donner la vie. Tu vas avoir deux chats, un papa incroyable, fort, drôle, intelligent et je suis tellement fière d’avoir à t’offrir ce père là !
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Témoignage de Stéphanie

Ma fille (j'apprendrai que mon bébé est une fille par une auxiliaire de puériculture) a crié mais je ne l'ai pas entendue. Ma fille est partie dans une couveuse de la taille d'un char d'assaut mais je ne l'ai pas vue. J'ai dû attendre plus de 5h30 pour qu'on me monte en réanimation/néonatologie et pour découvrir mon tout petit bébé de même pas 2 kg.
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