Témoignage de Johanna

Les coliques… Ce mal que l’on assimile à tous les pleurs des nourrissons… Pour certains c’est vraiment le cas, pour d’autres c’est autre chose… Mon fils en a souffert de 0 à 7 mois. Oui sept mois. Et moi j’ai entamé un parcours du combattant à la sortie de la maternité. Avant trois mois les pédiatres ne préconisent que la patience… Mes amies déjà mamans et bien attentionnées m’ont conseillé les pro-biotiques : aucun résultat.
Mon bébé hurlait de douleur et se tortillait quasi tout le temps. Les siestes étaient inexistantes et on faisait des nuits avec des réveils de douleur toutes les heures. Je me sentais si impuissante. Des heures de balade en porte-bébé et dans le landau pour qu’il dorme et se repose. Le transat vibrant magique qui aide à évacuer les gaz, des larmes chez les différents pédiatres.
Avant trois mois « patience » après trois mois ce ne sont plus des coliques ! Se moquait-on de moi ? Une homéopathe m’a même culpabiliser, c’était de ma faute ! Mon alimentation trop sucrée pendant la grossesse lui aurait crée un manque. Mon bébé était donc en sevrage ! Je suis rentrée chez moi en larmes. Sur les conseils de la PMI je changeais d’eau… J’aurais pu tenir un magasin d’eau en tout genre chez moi. Mais rien ne fonctionnait, ni même les séances d’ostéopathe. Un jour en larmes, à la pharmacie on m’a donné du lait anti-colique. Cela n’a pas été miraculeux mais il y a déjà eu du mieux… Enfin des petites siestes en journée mais toujours des réveils toutes les heures la nuit. Je vous passe la suspicion d’IPLV avec le passage au lait de riz qui l’a rendu encore plus malade, ou l’Inexium, cette horreur qui lui a crée une œsophagite mais n’a jamais soulagé les coliques.
À trois mois, j’ai décidé de faire entrer la nourriture solide. À l’heure où l’OMS conseille l’allaitement exclusif jusqu’à six mois, moi la maman biberonnante j’avais tout faux. Et on ne s’est pas gênés pour me le dire. J’ai dû avoir les épaules solides pour affirmer mes choix, je ne voulais plus que mon fils souffre. Un pédiatre m’a dit de ne plus me lever la nuit, que mon fils était capricieux et qu’il n’était pas un bébé avec des coliques, car « Madame à six mois les bébés n’ont plus de coliques ! » Je crois que j’aurais tout entendu.
Je suis seule avec mon fils et je peux vous dire que je suis très fière de m’être levée toutes les heures de toutes ces nuits pendant ces sept longs mois pour câliner mon fils. Quel message je lui aurais transmis sinon ? Tu souffres mais je préfère dormir ? Tu peux appeler à l’aide mais je m’en fiche ? Le lait anti-colique, les longues balade en poussette, le portage, la diversification, les bouillottes sur le ventre… Ça allait mieux en journée mais pas la nuit. Et moi en solo, je ne tenais plus. De plus j’allais reprendre le travail, il fallait en finir.
Dernier espoir avec une pédiatre, enfin une personne qui me prend au sérieux, elle me dit que oui, ce sont des coliques et je repars avec une ordonnance de Julep gommeux. Le Graal ! Première prise et trois heures de siestes ont suivi. Mon bébé enfin soulagé. Il a fait ses nuits dès le lendemain et après un mois de traitement cela a été fini… J’avais peur d’arrêter, peur que tout recommence mais non… Ce remède de grand-mère (gomme arabique, fleur d’oranger et carbonate de calcium à faire préparer en pharmacie) a été mon miracle après sept mois de lutte, et surtout il m’a prouvé que j’avais raison, mon bébé avait bien des coliques même bien après trois mois. Mon conseil pour les mamans dont les bébés souffrent est de vraiment croire en vous, vous seules savez ce que votre bébé vit ! Peut-être choisir du lait anti-colique directement à la sortie de la maternité, parfois il vaut mieux prévenir que guérir et ces laits sont plus sains et plus digestes. Et si les coliques sont trop fortes évidemment essayer le Julep gommeux. Et de notre côté mon fils est en pleine forme et moi je suis parée en cas de numéro 2 !

Johanna

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