Témoignage de @we_are_bidou_family

Gabichou a bientôt huit mois et avec du recul je dois avouer que c’est tellement bien d’avoir un deuxième enfant, je regretterais presque d’avoir attendu autant de temps.
Mais ça n’a pas toujours été comme ça, je veux partager aujourd’hui une petite réflexion sur l’arrivée de ce deuxième enfant. Car oui, il y a eu une période assez longue, ou l’idée d’un second enfant était clairement inenvisageable.

Pendant longtemps, je n’ai pas voulu de deuxième enfant…
Des raisons d’ordre organisationnel d’abord. N’étant pas quelqu’un d’hyper organisée, l’arrivée d’un deuxième enfant, me faisait vraiment mais vraiment peur! « Non mais de toutes façons c’est impossible, on n’a que deux chambres… » (C’est complètement une raison valable pour ne pas faire de deuxième enfant, on est d’accord !)

Et puis d’autres moins rationnelles… (Bon ok, la première raison n’était pas vraiment rationnelle non plus). Cette envie de ne pas faire comme tout le monde. Il faut avouer que les diktats sociologiques m’oppressent. Mon premier enfant n’était pas encore né qu’on me demandait déjà quand est-ce que j’allais faire le deuxième. Comme s’il y avait une procédure pour fonder une famille.
«Mais tu ne vas pas le laisser seul cet enfant, le pauvre ? » (Mais il n’est pas seul, il a une famille et des parents dans le coup et il aura tout plein de copains qu’il aura choisi.)
«Fais-lui une petite sœur ! » (Ah ! Première nouvelle : on peut choisir le sexe maintenant ? Wahou, trop cool!)
« Ça va être un enfant ingérable pourri gâté… Vous devriez en faire un second. » (Donc les enfants issus de fratrie sont donc plus gérables ? Je ne savais pas !)
« C’est tellement beau une grande fratrie, tu vas le priver de ça ? » (Et maintenant parce qu’on ne fait qu’un seul enfant, on est égoïste ?)

Et puis le temps passe…
« Ils vont avoir une trop grande différence d’âge ! »
« Quelle horreur de te remettre dans les couches, et ça va bloquer le grand dans ses activités d’avoir un bébé dans les pattes. »
« 4 ans d’écart c’est trop ! Il va être trop jaloux. »
« Vous n’aurez jamais de deuxième maintenant… »

Du coup j’ai fait un deuxième enfant…
Mais globalement, c’est quoi cette pression sociale que l’on met sur les mères ! D’abord pour avoir un premier enfant… Puis un deuxième. Pourquoi mettre une procédure sur une chose aussi instinctive que d’avoir un enfant?

Mais le gros frein pour avoir un second enfant était plutôt d’ordre affectif. Non pas que je n’aime pas les enfants, bien au contraire. Mais nous avions trouvé un équilibre avec Val. Et j’avais peur, vraiment de le faire basculer. C’est beau, tellement fort, et si effrayant la façon dont on aime son enfant. J’avais peur de ne pas pouvoir éprouver la même chose pour le second. J’avais peur que mon premier se sente trahi de ne plus m’avoir pour lui tout seul. J’ai tellement culpabilisé pour ça pendant ma seconde grossesse. Et puis finalement, Gabichou est arrivé, et tout s’est fait très naturellement ! Comme quoi il faut vraiment arrêter de trop penser parfois et laisser les choses se faire.

Val est un grand frère bienveillant, qui joue son rôle de grand frère à la perfection, et Gabichou est déjà émerveillé devant son grand frère. J’anticipe déjà les bêtises qu’ils feront tous les deux… Enfin non c’est vrai j’arrête d’anticiper !

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