Témoignage de Kalie

Avant de devenir maman, je n’avais pas effectué mille lectures sur l’allaitement, le biberon. Et puis, j’avais ma propre maman, ma belle-sœur et autre maman de mon entourage qui parlaient de l’allaitement comme quelque chose de naturel, qui coulait de source. Je ne m’en faisais donc pas, même si je me suis toujours posée la question de la capacité qu’avait notre corps à produire du lait qui remontrait à nos seins, biberon de notre futur bébé.
Puis, lorsque j’ai appris ma grossesse, je ne me suis pas posée de question avant les premiers cours de préparation à la naissance avec la sage-femme de la clinique. Elle confirmait ce que ma maman, ma belle-sœur et autres femmes de mon entourage avaient elles-mêmes affirmaient : que l’allaitement était quelque chose de naturel. Le bébé, notre bébé, saura diriger sa petite bouche vers notre téton et avec cet instinct primaire de l’Homme, il se nourrirait de notre lait. Elle nous expliquait la montée de lait qui se faisait d’autant plus rapidement si nous donnions le lait aussi régulièrement à notre enfant. Jeu d’enfant allez-vous dire ! Et bien par pour moi.

Lorsque ma puce est née, j’avais suivi tous les conseils prodigués, mais mon bébé n’arrivait pas à attraper le téton et me le pinçait. J’ai eu des crevasses très douloureuses que je soignais à la crème Lansinoh. Rien n’y faisait et malgré mon courage à résister à la douleur, elle ne parvenait toujours pas à boire suffisamment de lait. La conséquence fût qu’elle perdait du poids et j’avais un risque de refus de sortie de la clinique. Les infirmières me donnèrent du complément Gallia.
Je suis tout de même sortie après une reprise minime de poids de mon bébé. Je persistais en continuant l’allaitement et en tirant mon lait avec le tire-lait électrique loué à la pharmacie. Pour moi, il était inconcevable que je n’y arrive pas parce qu’une maman doit pouvoir allaiter son bébé. Avec le recul, je pense que j’ai beaucoup stressé, que mon bébé a également absorbé ce stress.

C’est mon mari, que je remercie de tout mon cœur, et puis ma maman ensuite qui m’ont dit que ce n’était pas grave de donner le biberon à son bébé lorsque nous n’arrivions pas à allaiter. Cela ne fait pas de nous de mauvaises mamans. Le but principal est que notre petit être se nourrisse bien et suffisamment pour ne pas avoir de carences.
Je l’ai compris aujourd’hui et depuis ces paroles de mon cher mari, mon bébé a été nourri au biberon avec du lait industriel : Gallia d’abord puis d’autres marques du fait de ses coliques récurrentes. Et puis finalement GUIGOZ : le lait de ma propre enfance.

Alors chères mamans, ne culpabilisez pas si bébé ne parvient pas à téter, qu’il n’y ait pas la montée de lait escomptée et qu’il boive le lait industriel.

Kalie

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