Témoignage de Dorothée

Nous sommes restés seuls, en famille, de longues minutes à la serrer dans nos bras, l'embrasser pour lui dire au revoir. Nous avons faits de belles photos pour nous souvenir toujours de notre trop courte rencontre. Mes bras se rappellent de son poids. Elle était à la fois tellement là et déjà partie. Puis il a fallu la confier aux sages-femmes, un déchirement.
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Témoignage d’Aurélie

On nous place dans un couloir avec des sièges, je vis un cauchemar éveillé. Nous entendons des bébés pleurer dans la nursery située juste à côté de nous alors que l'on vient de m’annoncer que j’allais sûrement perdre le mien. Je craque littéralement, je pleure, je crie... On nous place dans une chambre, il est 4h du matin, et on nous explique qu’une décision sera prise le lendemain. Je vous laisse imaginer la fin de la nuit que nous avons passé.
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Témoignage d’Audrey

Je n’avais pas d’énergie, je ne savais même pas à quoi je pensais pendant la journée. J’avais l’impression d’être un robot. J’étais réglée pour prendre soin de ma fille. Lui donner à manger, la laver, la changer, lui faire des câlins. Moi où j’étais pendant tous ces moments-là ? Je ne sais pas. Aujourd’hui lorsque j’essaie de me souvenir d’une journée type pendant mon congés maternité, j’ai du mal à savoir ce que je faisais réellement.
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Témoignage d’Emmeline

Alors j’écume les sites internet pour avoir des recettes pour diabétiques, je file dans les rayons spécialisés des magasins pour acheter du « sans sucre »… La semaine, j’arrive plutôt à bien gérer, mais le week-end quand on sort, c’est vraiment compliqué… Je dois me priver de choses qui me tente tellement… Ce n’est vraiment pas facile. Et puis parfois je me dis : « Oh c’est bon juste  une part de gâteau... » Mais quand je me pique… Aïe aïe aïe, le taux s’envole… J’ai aussi beaucoup de mal à me dire que manger du sucre peut avoir un effet néfaste sur mes bébés ou sur mon accouchement.
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Témoignage d’Esther

Ma famille, elle-même était dans l’incompréhension de ce qui pouvait nous arriver. Peut-être même dans l’ignorance ou certainement plus dans le déni. Je n’arrivais pas à leurs faire comprendre la détresse dans laquelle je me trouvais. Je voulais leurs dire à quel point j’étais heureuse d’avoir ma fille mais aussi à quel point j’étais fatiguée et seule. Cette impression de vide malgré l’omniprésence de cet enfant qui pleurait toute la journée. 
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Témoignage de Sarah

Je prends un bain vers 23h, je me concentre sur ma respiration, ça me fait un bien fou, je suis en osmose avec elle, je la sens qui se prépare, qui œuvre de son côté pour sortir. C’est un tel périple pour elle, on ne s’en souvient pas, mais on affronte à ce moment-là le truc le plus flippant et périlleux qui puisse y avoir ! Quitter un cocon parfait sans savoir ce qu’il y a de l’autre côté. Ça me bouleverse.
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Témoignage de Sarah

Je prends un bain vers 23h, je me concentre sur ma respiration, ça me fait un bien fou, je suis en osmose avec elle, je la sens qui se prépare, qui œuvre de son côté pour sortir. C’est un tel périple pour elle, on ne s’en souvient pas, mais on affronte à ce moment-là le truc le plus flippant et périlleux qui puisse y avoir ! Quitter un cocon parfait sans savoir ce qu’il y a de l’autre côté. Ça me bouleverse.
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Témoignage de Marion

La suite s’est enchaînée à une vitesse folle, nous laissant à peine le temps de respirer. Un tourbillon de rendez-vous médicaux pour programmer un accouchement qui aura lieu sept jours plus tard. Sept jours à pleurer, à ne pas comprendre ce qui a bien pu se passer, sept jours à sentir ma carapace se fissurer et mon coeur se briser. Sept jours à regarder mon ventre et en même temps à ne vouloir qu’une chose : qu’on me le retire et vite.
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